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Insectes nuisibles

La problématique des espèces exotiques envahissantes n’est pas nouvelle, mais force est de constater qu’elle s’impose de plus en plus, pour ne pas dire qu’elle nous envahit, partout sur le globe. À titre d’exemple, les cent pires espèces de la planète, à la fois fascinantes et inquiétantes, se dispersent rapidement et causent des pertes de biodiversité.

Pour un certain nombre d’espèces envahissantes, l’étape initiale d’établissement et d’accroissement est plutôt discrète. Certains qualifient cette première phase de « bombe à retardement ». Le problème est alors ignoré et, bon an mal an, ces espèces gagnent du terrain. Pour l’homme qui ne semble répondre fortement à une crise que lorsqu’elle est visible, le problème est trop souvent voué à s’amplifier. En ce sens, les avantages d’une lutte précoce, comparativement au traitement une fois l’espèce établie, sont indéniables.

Le cas de l’agrile est typique. Observé pour la première fois en 2008 à Carignan, le ravageur a eu le champ (forêt!) libre pour se multiplier. Des initiatives de contrôle ont émergé dans les dernières années à Montréal et dans les environs. Est-ce suffisant? Quoi qu’il en soit, la marge de manœuvre pour ralentir l’envahisseur rétrécit. Il faut faire vite !

 

L’Agence canadienne d’inspection des aliments →

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a aussi inclus de nombreuses informations sur l’agrile du frêne sur son site Internet, en plus d’avoir développé une page de publicité contenant de nombreuses informations sur l’agrile du frêne. Tout citoyen qui désire en savoir plus peut composer le 1‑866‑463‑6017 et parler avec un inspecteur de l’ACIA.

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Biodiversité de Pointe-Fortune

Le territoire de Pointe-Fortune est caractérisé par une biodiversité exceptionnelle. La flore et la faune y sont non seulement abondantes, mais fortement diversifiées. Cette richesse écologique est en grande partie concentrée aux abords du ruisseau à Charette qui prend sa source dans le parc provincial ontarien « Voyageur » puis s’écoule jusqu’à la baie Brazeau, située dans la municipalité de Rigaud, après avoir louvoyé entre la rivière des Outaouais et la route 342, à travers le territoire de Pointe-Fortune, sur une distance de 5 km.

L’ensemble de l’écosystème du ruisseau à Charette et de la baie Brazeau est constitué d’une grande diversité de milieux et d’habitats d’une superficie totale de 750 hectares. Ce site constitue une aire de conservation protégée grâce à l’initiative d’un groupe de citoyens, au début des années 1990, et de nombreux partenaires dont la Fondation de la Faune du Québec, Canard Illimités, le ministère de l’Environnement et de la Faune et la MRC de Vaudreuil-Soulanges pour n’en nommer que quelques-uns. Sur le pourtour du site on y retrouve des terres agricoles privées. Plus au centre, ce sont des forêts de feuillus et de conifères de même que des friches qui dominent. Ces habitats forment une couronne forestière qui entoure le cœur du site écologique, soit les milieux humides qui couvrent près de 270 hectares. C’est parce que ces différents habitats se côtoient qu’ils sont responsables du caractère écologique exceptionnel du site.

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La biodiversité du site est caractérisée par la présence de près de 225 espèces végétales dont plus d’une douzaine sont des espèces rares ou menacées. À titre d’exemple, mentionnons l’ail des bois, le micocoulier occidental et la nymphée tubéreuse. Les espèces fauniques sont représentées par 130 espèces d’oiseaux dont 13 de sauvagines, 36 espèces de poissons, 25 espèces de mammifères ainsi que 16 espèces de reptiles et amphibiens. De ce nombre, on retrouve 13 espèces d’oiseaux, 8 espèces de poissons et une espèce de reptile à statut particulier (espèces rares ou menacées). À titre d’exemple, mentionnons le petit blongios, le pipit d’Amérique, le petit garrot et l’urubu à tête rouge pour les espèces d’oiseaux à statut particulier et le poisson-castor, le dard à ventre jaune et le mené laiton pour les espèces de poissons à statut particulier. D’autre part, une seule espèce de reptile, la couleuvre d’eau, présente un statut particulier.

En conclusion, il est possible d’apprécier toute cette biodiversité exceptionnelle du site grâce à un sentier pédestre qui traverse le site sur une distance de 1,8 km. Ce sentier, aménagé sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée qui a été en opération de 1892 à 1941, prend naissance tout près de la Montée Interprovinciale (qui délimite le Québec et l’Ontario) à Pointe-Fortune, où est également construit un poste d’accueil (Pavillon Pointe-Fortune) qui est une réplique de l’ancienne gare. Au bout du sentier, une tour d’observation de 10 mètres de hauteur a été érigée en 1998 et permet d’avoir une vue imprenable sur les marais et les autres habitats environnants. Des panneaux d’interprétation et des haltes installés en bordure du sentier en agrémentent le parcours.

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